samedi 7 décembre 2013

Les gens heureux lisent et boivent du café, Agnès Martin-Lugand.

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »
 
Diane a perdu brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.
 
L’histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions. Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique, tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n’a d’autre choix que de faire avec.
 
Diane a vécu le pire!  Perdre son homme et sa fille dans un accident de voiture a de quoi vous rendre végétative pour très longtemps.  Je ne brûle pas le punch car cet incident se déroule dans les deux premières pages.  Ce qui vient ensuite est classique.  Elle se terre chez elle, elle cumule les plats congelés sur la table du salon, oublie de se laver et ne répond plus au téléphone...
 
Puis, un jour, elle se rappelle que son défunt mari voulait visiter l'Irlande et ses rugbyman mangeurs de moutons, elle boucle ses valises et part à la découverte d'une petite ville perdue choisie les yeux fermés.  Elle loue un cottage, prend tranquillement ses aises et rencontre Edward, le voisin qu'on déteste avoir.  Il est rustre, sauvage et déplaisant!  Vous imaginez la suite, n'est-ce pas?  Voilà, ce livre n'est pas méchant, il se lit très bien même (comme un "bon Harlequin"!), mais il est trop prévisible!!!  La séquence est traditionnelle, on se déteste, on s'aime, on se repousse et on s'aime. 
 
D'abord publié à compte d'auteurs, je peux très bien comprendre qu'il ait plu aux femmes, c'est une belle histoire romantique sur fond de paysages irlandais. À lire la tête légère avec une doudou sur les genoux... 
 
 

8 commentaires:

Karine:) a dit...

Moi qui aime bien les romances, pourquoi pas :))

Jules a dit...

Karine: pour le beau Edward, pourquoi pas?! :)

Le Papou a dit...

Donc, on peut être beau et rustre !
Pas pour moi, j'en ai peur quoique...avec l'âge les bluettes sentimentales m'attirent parfois.
Le Papou

Jules a dit...

Le Papou: maintenant que je te connais mieux, non ce n'est pas pour toi!!

Grominou a dit...

C'est drôle, il me semble que la couverture, qui fait un peu intello, ne cadre pas avec le style de livre que tu décris...

Jules a dit...

Grominou: le personnage tient un café littéraire, c'est le seul truc intello du livre!!

Patricia a dit...

un coup de cœur pour moi ce livre !!

Aude a dit...

Je n'avais pas spécialement aimé. J'avais trouvé cela gnan-gnan ou un peu à faire pleurer dans les chaumières. Pourtant, l'histoire n'est pas inintéressante et le style plutôt agréable.