mercredi 7 janvier 2015

Histoires d'ogres, Katia Gagnon

Quel destin attend Jade, une jeune escorte adepte de crack ? Et Stéphane Bellevue, ce pédophile en libération conditionnelle qui a purgé une peine pour le meurtre sordide d’un adolescent ? Après La Réparation, Katia Gagnon nous offre un second roman qui s’inspire d’histoires vraies. Encore une fois, elle met en scène le personnage attachant de Marie Dumais, journaliste en quête de scoops et d’amour. Elle nous entraîne dans son exploration de la marge et des êtres troubles qui y vivent. Si la plupart des personnages de ce roman sont des écorchés vifs, des carencés affectifs, des êtres humains qui se rejoignent dans leur souffrance, seuls quelques-uns d’entre eux atteignent le point de bascule, celui qui les fait passer à l’acte. Pourquoi ?
 
"Mme Gagnon voulait de bonnes histoires et il fallait que le livre l'accroche dès la première phrase." (p.63)
 
Jamais un auteur n'aura aussi bien dit!  Coup de cœur de l'année 2014 chez Karine de Mon coin lecture, il n'en fallait pas plus pour piquer ma curiosité... qui a bien été servie.  Définitivement un page turner à éviter la nuit en pleine insomnie, car on ne peut pas refermer la page avant d'avoir terminé.
 
Katia Gagnon nous plonge sans sensationnalisme dans un monde marginal: prostitution, violence, abus sexuels, blanchiment d'argent et drogues.  Dans l'univers de Jade, Stéphane Bellevue ou le Prof, il n'y a pas de deuxième chance.  Une fois enfoncée dans ce monde souterrain, difficile d'en sortir.  Une journaliste, des travailleuses sociales, des médecins et un libraire (oui!) tentent de remonter aux origines de ce mal en essayant d'aider ces reclus en mode de survie ou en mettant au grand jour les racines de cette délinquance.
 
Le roman débute par les présentations de chacun des personnages.  Tranquillement, les liens se forment entre eux.  C'est à ce moment que le lecteur se dit qu'il y a une lueur d'espoir à l'horizon... pour Jade surtout.  Mais toute la bonne volonté du monde peut parfois s'affaiblir devant trop de tentations.
 
C'est un roman très dur par les sujets abordés, mais très doux dans sa manière de les traiter.  Katia Gagnon a une belle plume rythmée et concise.  Donc, une excellente lecture pour moi aussi.   

8 commentaires:

Marie-Claude Rioux a dit...

Jules, je suis contente que tu en parles. J'ai l'impression que ce roman est passé un peu trop inaperçu. Et pourtant, c'est à lire selon moi. Une bonne plume québécoise. As-tu aussi lu La réparation? J'en ai parlé là: http://hopsouslacouette.blogspot.ca/2014/10/deux-romans-qui-sonnent-juste-et.html
Je n'en reviens pas à quel point tu lis vite, chère «voisine». Je suis jalouse!

Jules a dit...

Marie-Claude: Non, je n'ai pas lu La réparation, mais je compte bien le faire! Je lis vite parce que je suis en arrêt de travail depuis mai pour des raisons de santé! Sinon, ce serait 3-4 livres par mois...

Marie-Claude Rioux a dit...

Ah! Là je comprends mieux. Rien de trop grave, j'espère... Tu as du temps pour lire. Y a ça de positif! J'espère que tu prends du mieux.
3-4 livres par mois, c'est aussi mon rythme habituel, en excluant les albums jeunesse.

Jules a dit...

Marie-Claude: insomnie chronique sévère pour laquelle on n'a pas encore trouvé le remède miracle... je ne comptabilise pas les albums, j'en lis au moins 2-3 par soir à fiston. Je serais toujours en train de faire des billets! :)

Marie-Claude Rioux a dit...

Fiou! Je craignais que c'était plus grave. Me voilà rassurée. 2-3 albums par soir. Wow. Ma sauterelle vient d'avoir 8 ans. Elle commence a être tannée que maman lui fasse la lecture. Tant pis. Je ne boude pas mon plaisir. J'en lis 3-4 par soir pour moi tout seule!!!

Jules a dit...

Marie-Claude: mon fils aura 5 ans le mois prochain et si je ne lui pas au moins 2 histoires, c'est la crise!!!

Suzanne a dit...

Lu La réparation et celui-ci est dans mes projets de lecture à venir.

Jules a dit...

Suzanne: je ferai le chemin inverse car je n'ai pas lu La réparation!