mercredi 4 mai 2016

Everything I never told you, Celeste Ng.

Lydia Lee, seize ans, est morte. Mais sa famille l’ignore encore…
Sa mère, Marylin, femme au foyer, rêve que sa fille fasse les études de médecine qu’elle n’a pas pu accomplir. Son père, James, professeur d’université d’origine chinoise, a tant souffert de sa différence qu’il a hâte de la retrouver parfaitement intégrée sur le campus.
Mais le corps de Lydia gît au fond d’un lac.
Accident, meurtre ou suicide ? Lorsque l’adolescente est retrouvée, la famille Lee, en apparence si soudée, va devoir affronter ses secrets les mieux gardés. Des secrets si longtemps enfouis qu’au fil du temps ils ont imperceptiblement éloigné ses membres, creusant des failles qui ne pourront sans doute jamais être comblées.
 
Lu en VO anglaise.

Ce roman a remporté énormément de succès du côté anglophone et franchement, je m’explique mal pourquoi!  Il est vrai que le malaise dans la famille Lee est très palpable.  D’abord, parce que c’est une famille mixte.  James, le papa, est chinois et Marilyn, la maman est américaine.  Nous sommes dans les années 70’ dans une petite ville aux États-Unis.  Quotidiennement, leurs trois enfants  ont à faire face à la moquerie des autres.  Être métis dans un endroit reculé de ce pays à cette époque ne devait pas être de tout repos… si on considère qu’en 2016, le racisme existe encore!

 
Mais le malaise est plus profond.  Marilyn est une femme qui n’a jamais accepté son rôle de femme au foyer.  Une situation plus que souhaitable pour sa mère avec qui elle coupera les ponts suite à la désapprobation de celle-ci face à son mariage avec un « étranger », pourtant né en terre américaine.  En ce qui concerne James, il a dû se batailler toute sa vie pour atteindre le niveau professionnel souhaité.  Il est professeur à l’université et c’est à cet endroit (et ailleurs!) qu’il trouvera un refuge après la disparition de  leur fille Lydia.

 
La base du roman repose sur les relations que chacun des membres de cette famille entretient avec les autres.  On sent beaucoup de jalousie entre les enfants qui ne sont pas tous traités de la même façon.  Lydia bénéficiant d’un favoritisme évident malgré une pression au niveau scolaire, comme si sa mère voulait qu’elle réalise ses propres rêves déchus.

 
En fait, ce que je n’ai pas aimé de ce roman, c’est la lenteur avant d’aboutir aux faits qui ont mené à la mort de Lydia.  C’est comme si l’auteure avait passé le ¾ du roman à mettre les personnages en place et ça devenait lourd en bout de ligne…  Outre les quelques tourments intérieurs  de chacun, l’histoire est assez banale et je suis loin de pouvoir affirmer que la finale récupère le tout!  Donc, un roman sous le thème de la pression familiale pour lequel je reste assez froide. 

Black Friars Book
ISBN: 9782355843679

 
La couverture de la version française... un peu moins spectaculaire...
 
 

5 commentaires:

Suzanne a dit...

J'ai déjà ma PÀL qui augmente, je passe mon tour pour celui-ci.

Marie-Claude Rioux a dit...

J'ai été tentée, j'ai hésité. Ça branle dans le manche, mon affaire. Et puis, tu enfonces le clou et me fais faire une belle économie. Merci, Jules!
La couverture anglaise est, ma foi, beaucoup plus accrocheuse.

Noukette a dit...

Mince alors... Bon, j'ai craqué, il est sur ma pile, y'a plus qu'à le lire maintenant ;-)

Nelfe a dit...

Alala moi je l'ai adoré ce roman ! Un des meilleurs de ce début d'année.
C'est vrai qu'il ne faut pas le lire comme un thriller pur, sinon on est forcément déçu. Finalement savoir qui a tué la jeune fille et pourquoi est complètement secondaire. Ce qui compte et ce qui est extrêmement bien rendu ici ce sont les personnages, leurs psychologies et leurs liens entre eux... Moi ça m'a retournée !
Si tu veux lire mon avis en détail c'est par là :
http://cafardsathome.canalblog.com/archives/2016/03/08/33481317.html

Jules a dit...

Suzanne: tu trouveras mieux dans ta PAL, j'en suis convaincue!

MC: des économies, c'est toujours appreciable!

Noukette: peut-être que tu aimeras comme Nelfe, qui sait?!

Nelfe: retournée? Ah non, je suis passée à côté alors!