jeudi 17 septembre 2015

Territoires inconnus, Patrice Godin.

Il y a la course à pied. Il y a aussi la vie.
On apprend chaque jour à mieux courir.
Est-on capable d'apprendre chaque jour à mieux vivre ?

Dans ce récit d'ultramarathonien entre le passé, le présent et l'avenir s'ouvre une réflexion sur la vie, sur la course, bien sûr, mais également sur la solitude, sur les douleurs physiques comme morales, sur le dépassement de soi, sur la nécessité d'être inspiré à chaque instant de notre existence et aussi, si possible, de se faire inspirant pour ceux qui nous entourent.

L'auteur nous parle de failles telles que l'alcool, la cigarette, les sauts d'humeur, mais il nous parle aussi de la volonté de changer, de faire mieux.  C'est ce qu'il raconte dans Territoires inconnus.  Ses moments de découragement, de persévérance, de fierté.  Comment la course est venue le sauver en quelque sorte de ses quelques petits démons intérieurs.  La discipline, le dépassement de soi et l'adrénaline sont bons pour le corps et l'esprit.  Patrice Godin est un bel exemple de dérapages et de rattrapages...  Son récit m'a semblé décousu à certains endroits, mais j'ai aussi senti que l'auteur avait beaucoup de choses à dire et que le format devait finalement prendre moins de place que le contenu.
 
Lorsque j'avais lu le recueil de nouvelle Pourquoi cours-tu comme ça, voici ce que j'avais écrit ici sur la nouvelle de cet auteur:
 
"Patrice Godin m'a vraiment passionnée et beaucoup impressionnée avec ses ultra-marathons de 100km et +.  Son ton de confidence est inspirant, comme quoi tout est possible lorsqu'on y met l'effort."
 
Maintenant, voilà ce que l'auteur avait à dire sur la course dans Territoires inconnus:
 
"On court ces distances par défi, un peu par folie, surtout par une sorte d'amour, de fascination face à ce que l'on croit impossible, à ce que l'on dit impossible.
 
Mais rien n'est impossible."
 
J'avais bien compris son message!  À partir de là, ces ultra-marathons me fascinaient.  C'est donc avec une grande curiosité que j'ai lu ce récit paru il y a quelques semaines.  Comment un homme peut-il courir des centaines de kilomètres en allant au-delà de ses forces et en se battant constamment contre l'envie d'abandonner parce que la douleur envahit tout le corps?
 
J'ai été servie.  Patrice Godin nous fait part de ses grands marathons qui se déroulent dans des endroits tels que Le Mont-Blanc, le Vermont, des terrains accidentés parfaits pour éloigner l'ennui du bitume.  Ce sport l'a amené à voyager et à s'éloigner de sa base en même temps.  Il rend un touchant hommage à sa conjointe et leurs 3 louves, comme il les appelle.  J'ai trouvé que ce récit était convaincant, qu'il venait du cœur.  L'auteur se livre sans fards, avouant ses faiblesses et ses passions.  C'est un risque à prendre lorsqu'on est une vedette de la télé.
 
C'est un récit assez court qui se lit si on aime la course, si on a envie de lire une histoire inspirante ou si on a le désire d'en savoir un peu plus sur l'homme qui se cache derrières les personnages qu'il incarne.
   
"On a pas le droit d'abandonner la vie.  Quels que soient les vents, les tourments, les tempêtes.  Il faut s'accrocher.  Plier sans casser.  On doit garder le cap, quoi qu'il arrive.  Courir m'apprend cela.  Courir fait de moi un meilleur homme.  J'aime à le croire.  Courir m'apprend à vivre.  Je le dis sérieusement.  Je le dis sans broncher."
 
Si cet extrait ne vous donne pas le goût de chausser une paire de running shoes, c'est que vous avez le dos fini comme moi! Sinon, je vous mets une photo... vous pouvez toujours courir! :)
 
 
ISBN: 9782764810767

6 commentaires:

Anne Sophie a dit...

Je suis pas fan de tout ce qui a trait au marathon, alors je passe mon chemin...

Jules a dit...

Anne Sophie: moi non plus, mais le dépassement de soi m'intrigue toujours...

Marguerite a dit...

Moi je suis fan :) même si je ne cours pas de marathon. Je participe régulièrement à des événements de 5 ou 10 km. Mais c'est "Pourquoi cours-tu comme ça" qui m'attire le plus pour le moment.

Jules a dit...

Marguerite: les deux, les deux! :)

Alex Mot-à-Mots a dit...

Tu ne cours plus à cause de ton dos, c'est ça ?

Jules a dit...

Alex: je n'ai jamais couru serait plus juste!! hihihi Je fais juste la course contre la montre...